Fonction clé dans les entreprises anglo-saxonnes, le chief finance transformation officer (CFTO) commence à apparaître en France. Profil doté de compétences à la fois opérationnelles et techniques, celui-ci a pour mission de faire évoluer la fonction finance, tant sur des aspects organisationnels que digitaux.
Pour mener à bien ses projets de transformation, la direction financière doit parfois être accompagnée par des personnes capables de décrypter l’environnement économique et financier, d’identifier les technologies émergentes et d’avoir une bonne connaissance du corpus social et des métiers de la fonction finance. Au lieu de recourir à des prestataires externes, certains groupes décident de créer un poste dédié. Dans ce cas de figure, ce rôle est généralement dévolu au chief finance transformation officer, ou CFTO. « Cette fonction, très répandue dans les pays anglo-saxons, est assez récente en France, constate Ludovic Bessière, business director finance et comptabilité chez Hays. Seuls les grands groupes internationaux recrutent actuellement ces profils. »
Chez Veolia, par exemple, le poste de CFTO a été créé en 2018 et confié à Yael Leblanc. Elle reporte directement au directeur financier groupe et fait partie du comex finance. Chez Engie, la création de cette fonction remonte à 2016. En 2019, elle est entrée dans le périmètre d’Elke Robbrecht, group chief performance officer, et n-2 du directeur financier groupe. A ses yeux, cette prérogative est clé, surtout dans la période actuelle. « Combiner le pilotage de la performance du groupe (800 millions d’euros d’économies sur trois ans couvrant à la fois la performance opérationnelle, l’efficacité et l’efficience pour toutes les entités et les fonctions supports du groupe) et la transformation de la finance permet d’intégrer complètement cette dernière dans le plan de performance et dans la durée », explique Elke Robbrecht.