Technique de recrutement en plein essor, la méthode prédictive séduit de plus en plus de sociétés en quête de profils financiers. S’appuyant sur des algorithmes, celle-ci a tendance à se traduire chez ses utilisateurs par des niveaux de turnover sensiblement plus faibles et par une meilleure intégration des collaborateurs dans leur nouvel environnement.
Dénicher le meilleur collaborateur tout en s’assurant qu’il s’intègre bien à sa future équipe et, surtout, qu’il s’épanouisse durablement à son poste, tel est le rêve inespéré de tout recruteur. Et si cet espoir n’était pas illusoire ? Une technique d’embauche, en plein essor depuis quelques années, est en effet censée répondre à ces objectifs : le recrutement prédictif. «Cette méthode consiste à s’appuyer sur des algorithmes qui, conçus à partir des attentes des recruteurs, doivent prédire la capacité d’un candidat à réussir dans ses nouvelles attributions et dans son nouvel environnement», indique David Bernard, président-directeur général d’Assessfirst, une société spécialisée dans le recrutement prédictif. A en croire ce responsable, les résultats sont au rendez-vous. «Alors que nous accompagnons près de 3 500 clients dans 30 pays, certains d’entre eux sont parvenus à réduire leur taux de turnover de moitié !», assure David Bernard.
Un entretien plus qualitatif
Utilisé à l’origine pour l’engagement de commerciaux et de professionnels du marketing essentiellement, ce modus operandi séduit de plus en plus d’acteurs dans la sphère financière, qu’il s’agisse de directions financières d’entreprises ou de banques. «Bien que nous en soyons encore au balbutiement, nous avons commencé à recourir à la technologie prédictive pour identifier les bons profils dans le cadre de notre politique de mobilité interne, mais aussi pour embaucher dans certains métiers, comme les comptables et les banquiers disposant de...