Confrontés à une population salariée vieillissante et à une pénurie de talents, les établissements bancaires misent sur l’alternance. Largement portées par le contexte législatif, les stratégies pour capter et fidéliser ces jeunes recrues se multiplient.
Au cours de l’année 2021, 6 900 nouveaux contrats d’apprentissage ont été engagés par les établissements bancaires membres de l’AFB (Association française des banques). Un chiffre qui renoue avec les ordres de grandeur d’avant la crise sanitaire. A la fin de l’année 2021, 16 400 alternants étaient ainsi présents dans les banques françaises (périmètre de la Fédération bancaire française), soit l’équivalent d’un salarié sur vingt. Le recours à cette typologie de contrats progresse et s’accompagne d’un effort sensible sur l’emploi des jeunes. Ainsi, en 2021, sur les 40 300 nouvelles embauches réalisées, plus de la moitié concernaient des personnes de moins de 30 ans. Celles-ci ne représentaient que 46 % des nouvelles embauches deux ans auparavant. Chez BNP Paribas, plus de 2 500 alternants ont rejoint le groupe en 2022 dans toute la France. BPCE en dénombre 3 700, tandis que Société Générale totalise 1 700 alternants.
Des effectifs vieillissants
Il faut dire que le secteur bancaire doit aujourd’hui faire face à des effectifs vieillissants. Si l’âge moyen des collaborateurs du secteur s’établit à 42,8 ans – soit un niveau équivalent au secteur de l’assurance – certaines entités sont plus touchées que d’autres par des effectifs vieillissants. C’est le cas par exemple de BNP Paribas Cardif, organisation au sein de laquelle la moyenne d’âge se situe désormais autour de 50 ans, et s’accompagne de problématiques spécifiques aux aidants familiaux qui sont désormais très nombreux. L'analyse est la même du côté de...