L'intérim, qui offre plus de souplesse aux entreprises, touche désormais l'ensemble des fonctions de la direction financière. Ainsi, si les sociétés continuent de faire appel ponctuellement à des collaborateurs externes pour des missions de comptabilité ou de gestion de paies, elles y ont également recours pour des postes de credit manager ou de contrôle de gestion.
A priori, les métiers de la direction financière, très techniques et nécessitant une bonne connaissance de l'entreprise et de son activité, se prêtent peu au recours à des collaborateurs temporaires. Pourtant cette pratique se généralise de plus en plus au sein de la fonction finance. Près de sept entreprises françaises sur dix font appel à des financiers intérimaires, selon une étude de Robert Half. Une tendance qui concerne aussi bien des TPE (61 %), que des PME (78 %) ou des grands groupes (66 %). En matière d'effectif, une société interrogée sur deux emploie plus de dix salariés intérimaires dans la direction financière et une sur trois compte renforcer le nombre de ces collaborateurs au cours des prochains mois.
«Le recours à l'intérim s'est démocratisé et devient de plus en plus un réflexe pour les directeurs financiers, indique Valérie Sablé, associate director de Robert Half Finance & Comptabilité. Ils ont besoin de faire face à des besoins ponctuels récurrents ou non, sans pour autant trop alourdir leurs coûts.»Le recours à cette solution paraît alors favorable. En effet, les frais liés aux missions temporaires sont moindres que ceux d'une embauche en CDD. «Les charges d'intérim venant imputer le compte de résultat n'impactent pas la masse salariale, explique Grégory Lachmany, senior manager de la division commerce et finance chez Walters People. L'entreprise ne paie donc pas de charges sociales sur ces rémunérations.»
Mais outre cette question des coûts, ce sont la...