Spécialisé dans les infrastructures électriques et numériques, Legrand n’a pas été épargné par la crise sanitaire : au premier trimestre 2020, il a perdu 22,8 % de son chiffre d’affaires. Toutefois, après une reprise progressive de son activité au deuxième semestre 2020, le groupe a vu, au premier trimestre dernier, son chiffre d’affaires dépasser ses niveaux de 2019.Pour soutenir sa croissance, il a choisi de se concentrer sur ses segments d’activité les plus porteurs, comme ceux des data centers et des produits connectés. Dans ce cadre, le groupe compte poursuivre ses investissements en R&D et en outils de production, ainsi que ses acquisitions externes.
Comment la crise a-t-elle affecté votre activité jusqu’à présent ?
Franck Lemery, directeur financier du groupe Legrand : Notre activité est dédiée aux offres et solutions numériques et électriques des bâtiments. Elle est destinée aux bâtiments résidentiels (40 % de notre chiffre d’affaires), aux bâtiments non résidentiels (40 %), ainsi qu’aux data centers (10 %) et à l’industrie et aux infrastructures. Au niveau géographique, nous vendons nos produits dans 180 pays. L’’essentiel de notre chiffre d’affaires est réalisé en Europe (39 %) et en Amérique du Nord et centrale (41 %), mais nous sommes également présents en Asie, notamment en Chine et en Inde.
En 2020, notre chiffre d’affaires a enregistré une baisse organique de 8,7 %. La crise sanitaire a d’abord affecté nos revenus chinois, qui ont diminué de l’ordre de 50 % au premier trimestre 2020. Puis l’ensemble des zones où nous sommes présents a été impacté par la crise. Sur le seul mois d’avril 2020, quand de nombreux pays étaient confinés, notre chiffre d’affaires mondial a connu une baisse organique de – 41 %, avec des pays où il n’y a quasiment pas eu de facturation. Durant cette période, nous avons dû arrêter temporairement notre production dans certains pays, où cela était interdit, comme en France, en Inde et localement aux Etats-Unis. A l’inverse, en Italie par exemple, nous n’avons pas eu d’arrêt de production. Ensuite, notre activité est repartie mais elle est restée inférieure à 2019. Au deuxième trimestre 2020, notre chiffre d’affaires était en baisse organique de 22,8 %, puis au deuxième semestre 2020, il était en retrait de 2,5 % par rapport à l’année précédente.