Malgré le ralentissement des transactions, les opportunités d’emplois dans le secteur des fusions-acquisitions restent nombreuses, en particulier chez les spécialistes des small et mid caps. Les professionnels bénéficiant d’une expertise dans les domaines de la santé ou de la tech sont particulièrement recherchés.
L’heure est-elle vraiment au pessimisme pour les professionnels du M&A ? Au vu des baisses de bonus, relayées par la presse, dans les grandes banques internationales et de l’annonce en janvier par Goldman Sachs d’un plan de licenciements touchant 3 200 personnes dans le monde, il serait tentant de le croire. Et pourtant, les chasseurs de têtes l’affirment : les recrutements restent soutenus en France, avec une position toujours très favorable aux candidats. « Le marché s’est montré euphorique en 2021 et est resté dynamique en 2022. Pour l’heure, malgré la baisse du volume de transactions, nous ne pressentons pas de ralentissement des recrutements », relève Keven Boiteau, senior consultant au sein du cabinet Robert Walters.
Contrairement aux Etats-Unis, où les grands groupes donnent le la de l’activité, les marchés français et européens sont bien plus centrés sur le small et mid cap. Or, ces segments sont réputés pour leur résilience. La dernière édition de l’Argos Index, qui suit l’évolution des deals valorisés entre 50 et 500 millions d’euros sur la zone euro, note d’ailleurs une stabilité du volume de transactions. Les nombreux conseils, opérant sur ce segment, restent donc bien occupés. « La période n’est peut-être pas propice aux recrutements pour les grandes banques américaines, mais les opportunités au sein des boutiques small et mid cap restent très nombreuses, que ce soit pour renforcer une équipe existante ou accompagner le lancement d’une nouvelle structure », résume le chasseur de têtes Claude Calmon, fondateur de Calmon Partners Executive Search.