Malgré les incertitudes liées au Brexit, les banques de financement et d’investissement (BFI) recrutent pour se renforcer dans certains métiers, et faire face à l’essor du numérique et des nouvelles réglementations.
Les banques de financement et d’investissement se sont remises à embaucher. «Les recrutements se sont intensifiés depuis quelques mois. Les grandes banques d’investissement, y compris françaises, recommencent à embaucher après des années de disette», constate Denis Marcadet, président de Vendôme Associés, un cabinet de recrutement spécialisé dans les banques d’affaires. C’est notamment le cas chez Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (CACIB). «En 2017 nous devrions recruter à peu près autant qu’en 2016. L’an dernier, nous avons embauché environ 1 000 personnes en CDI dans le monde, soit 50 % de plus qu’en 2015», déclare Martine Boutinet, directrice des ressources humaines de la banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole, qui compte 7 800 salariés au total, se répartissant pour moitié en France et pour l’autre moitié à l’international.
Alors que les résultats des grandes banques d’investissement se sont améliorés sur fond d’envolée des fusions-acquisitions et de redressement des marchés financiers, les unes et les autres n’hésitent plus à recourir à des recrutements externes, de manière ciblée. «Nous recrutons pour remplacer les départs en retraite ou les démissions, et pour renforcer certaines activités qui ont besoin d’être développées», explique Martine Boutinet, de CACIB.
A l’instar d’autres banques, la banque verte a ainsi embauché pour renforcer son activité de «coverage», c’est-à-dire de couverture des grands clients, afin d’améliorer le suivi des grands groupes. En faisant alors appel à des banquiers conseil «seniors», qui disposent d’une vingtaine d’années d’expérience.