Afin de retenir ses talents dans un contexte international ultra-concurrentiel, la French Tech a très largement adopté l’actionnariat salarié. Les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE), dont les caractéristiques sont adaptées au profil financier des jeunes pousses, sont devenus des instruments de fidélisation de premier choix pour les start-up.
Attirer des talents et les retenir est devenu, au fil des ans, un enjeu de premier plan pour les start-up et scale-up françaises du numérique. Ceci alors même que la compétition nationale et internationale ne cesse de se durcir dans le secteur technologique et que les établissements d’enseignement supérieur peinent à former des experts en nombre suffisant.
Pour y parvenir, ces entreprises se sont largement saisies de l’actionnariat salarié : selon l’édition 2019 du baromètre «Performances sociales et économiques des start-up digitales françaises» de EY et France Digitale, plus de 85 % des 71 acteurs de la French Tech interrogés disposaient, à mi-2019, d’un programme d’intéressement au capital.
De tous les instruments permettant de mettre en place un tel «incentive», les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) sont aujourd’hui les plus plébiscités par les jeunes pousses de la French Tech, «loin devant les bons de souscription d’actions (BSA), les stock-options et les actions gratuites», indique Marianne Tordeux, directrice des affaires publiques et européennes de France Digitale. Une assertion confirmée par l’étude précitée : à mi-2019, près des deux tiers de son panel avaient recours à ces instruments, une proportion tombée à 10 % pour les stock-options et 4 % pour les actions gratuites.
Une exonération de charges patronales
Non seulement ce dispositif séduit un nombre croissant de «techs», mais, autre manifestation de son succès, il se diffuse également au sein des organigrammes. «Jusque...