Pour faire évoluer ou valider leurs compétences, les gérants d’actifs sont de plus en plus nombreux à passer des diplômes venant compléter leur cursus académique. Plusieurs certificats professionnels répondent à cette demande et sont, pour leurs titulaires, un réel accélérateur de carrière, aussi bien en termes de rémunération que d’accès à un réseau professionnel.
Difficile pour les professionnels de la gestion d’actifs de s’y retrouver parmi l’ensemble des diplômes spécialisés sur leurs métiers. Néanmoins, nombreux sont les financiers à vouloir compléter leurs compétences à travers un certificat spécialisé en dehors du cursus académique classique. S’il est recommandé de passer ces diplômes rapidement après la sortie des études, la plupart des candidats y accèdent pourtant après quelques années d’expérience professionnelle.
Une certification obligatoire
Ce cas de figure est valable pour les certificats optionnels comme le CFA (Chartered Financial Analyst), le CIIA (Certified International Investment Analyst, diplôme de la Sfaf, Société française des analystes financiers) et le Pram (programme asset management, délivré par l’AFG, association française de la gestion financière). En revanche, pour la certification AMF, le caractère obligatoire de ce diplôme pousse les professionnels de la gestion d’actifs, même les plus juniors, à l’obtenir rapidement. En effet, son obtention est une condition incontournable pour exercer plusieurs professions. «Depuis juillet 2010, la “certification AMF” est exigée pour les personnes exerçant certaines fonctions identifiées sous l’autorité ou pour le compte de prestataires de services d’investissement (les vendeurs de produits financiers, les négociateurs d’instruments financiers, etc.)», explique Claire Castanet, directrice des relations avec les épargnants de l’AMF. Au sein des sociétés de gestion, cette obligation concerne notamment plusieurs métiers, comme les responsables de la conformité et du contrôle interne et les gérants qui sont habilités à prendre des décisions d’investissement.