Préparer la table du réveillon nécessite de l’anticipation… y compris pour les directions financières des fournisseurs concernés ! Pour gérer ce pic d’activité, il leur faut à la fois disposer du besoin en fonds de roulement et des ressources humaines nécessaires. Un objectif qui ne les empêche pas de veiller à donner à l’entreprise les moyens de se développer à plus long terme.
A Noël, lorsque nous dressons notre table, c’est un peu du patrimoine français que nous invitons chez nous. Les maisons Vranken Pommery (née en 1976), Lenôtre (1957), Labeyrie (1946) et celle du chocolatier lyonnais Voisin (1897) représentent le luxe des fêtes de fin d’année mais aussi un savoir-faire national. Et, pour ces sociétés, la période des fêtes est stratégique ! «Nous vendons 50 % de nos bouteilles de champagne en fin d’année», témoigne Patrice Proth, secrétaire général de Vranken-Pommery Monopole (315 millions d’euros de chiffre de d’affaires).Chez Labeyrie, ce n’est pas moins de 70 % des ventes de foie gras qui s’effectue entre fin novembre et fin décembre. «Et cette concentration des ventes à l’approche de Noël est habituelle pour des produits festifs, souligne Philippe Perrineau, directeur administratif et financier de Labeyrie Fine Foods (800 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 250 millions d’euros pour Labeyrie). Les consommateurs font attention au quotidien, mais se font plaisir au moment des fêtes.»
Pour les entreprises possédant des boutiques, le mois de décembre est également important. Il représente 30 % du chiffre d’affaires pour Voisin (16 millions d’euros de chiffre d’affaires) et 20 % pour les magasins de Lenôtre (le chiffre d’affaires global de Lenôtre, incluant les activités de retail, le traiteur, le conseil et la formation, représente plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires). «Nous réalisons également près de 80 % de nos ventes portant sur le catalogue de cadeaux d’affaires en décembre», ajoute Alexandre Basseur, directeur financier et juridique.