Si les industriels de l’aéronautique et de la défense se portent bien et bénéficient d’une forte croissance, le secteur reste très concurrentiel. Très impliqués dans l’élaboration de prix attractifs, les directeurs financiers doivent aussi veiller à préserver les marges afin de donner à leurs entreprises les moyens d’innover et de rester compétitives dans les années à venir !
Dans une conjoncture économique de plus en plus morose, le secteur de l’aéronautique et de la défense dénote fortement. Le chiffre d’affaires de l’ensemble des industries françaises qui composent ce secteur a progressé de 16 % en 2012, pour s’établir à 42,5 milliards d’euros. En parallèle, la valeur des contrats signés en France que les entreprises doivent honorer dans les années à venir (49,7 milliards d’euros) est plus importante que ce chiffre d’affaires, ce qui signifie que ce dynamisme va se poursuivre. Ainsi, contrairement à la majorité de leurs confrères, les directeurs financiers de ces industries doivent avant tout gérer des problématiques d’accompagnement d’une forte croissance, et de développement à l’international.«Après des années difficiles entre 2001 et 2004, l’industrie aéronautique a redémarré en 2005 avant de replonger en 2009, témoigne Jean-François Micheletti, directeur administratif et financier groupe du fournisseur Lisi Aerospace. Depuis 2011, la croissance s’accélère et nous enregistrons pour notre part une croissance annuelle de plus de 20 %.»
Les futurs programmes essentiellement financés par la trésorerie
Dans ce contexte, la mission première de la direction financière est donc de s’assurer que l’entreprise dispose des ressources nécessaires à son développement. La durée des programmes, qui peuvent s’étaler sur dix à trente ans, rend peu adaptées les solutions de financement classique que sont le crédit bancaire ou les émissions obligataires. Il faut donc trouver d’autres moyens pour assumer les frais de lancement...