Le coaching émerge comme un nouveau mode de formation individuel, y compris au sein des fonctions financières. Développement personnel, management d’équipe ou transition professionnelle figurent au menu de ces suivis personnalisés, performants mais chers.
Popularisé par les stars du show-business et les sportifs de haut niveau, le coaching se propage dans l’entreprise, y compris dans les directions financières. Très répandu dans les milieux professionnels anglo-saxons, cette pratique se démocratise ainsi progressivement depuis une quinzaine d’années en France. «D’abord réservé aux grands patrons du CAC 40, cet accompagnement individualisé, qui vise à amener le professionnel à accélérer sa performance tout en trouvant ses propres solutions, gagne depuis cinq ans les directions financières», observe Joël Jégo, coach pour dirigeants financiers chez Active Transition. Limité au départ aux directions financières de quelques grands groupes, comme Crédit Agricole, Société Générale, Allianz ou EDF, le coaching se diffuse actuellement aux responsables financiers des filiales françaises de multinationales, ainsi qu’aux ETI et aux PME.
Plusieurs raisons expliquent cette tendance. D’abord, l’élargissement du périmètre d’intervention et des responsabilités des directeurs financiers nécessite de renforcer certaines qualités relevant plus du domaine comportemental que de la technique financière, et que leur formation initiale leur enseigne rarement. «La fonction de directeur financier a évolué d’un positionnement d’expert technique à celui de chef d’orchestre, chargé de prendre des décisions stratégiques en faisant interagir un nombre important de collaborateurs et d’intermédiaires extérieurs à l’entreprise, rappelle Joël Jégo. Or, au départ, celui-ci ne possède pas toujours les compétences adéquates pour diriger une équipe. D’où le besoin pour certains d’entre eux de développer leurs qualités relationnelles.»