Les directions financières sont amenées à travailler de plus en plus sur des projets d’intrapreneuriat, appelé autrement «entrepreneuriat salarial». Elles interviennent lors de la sélection des dossiers, du suivi des phases de développement, mais également lors de l’intégration des nouvelles activités à l’entreprise.
Ces dernières années auront vu l’intrapreneuriat, défini par le ministère de l’Economie et des Finances comme «la mise en œuvre d’une innovation par un employé, un groupe d’employés ou tout individu travaillant sous le contrôle de l’entreprise», se développer de manière significative en France. Selon une étude conduite par Deloitte en 2017 et intitulée «Intrapreneuriat : effet de mode ou vague de fond ?», près des trois quarts des salariés français souhaitaient à date se lancer dans une démarche intrapreneuriale dans un délai de trois ans, et les deux tiers se disaient attirés par des structures ayant mis en place des programmes d’incubation idoines. «Celles-ci sont particulièrement représentées au sein des grands groupes français (voir encadré) et, de plus en plus, parmi les entreprises de taille intermédiaire ayant des enjeux d’innovation forts», indique Eric Rebiffé, président de l’association de soutien à l’entrepreneuriat salarié Diese.
Au sein des organisations, les directions financières sont désormais pleinement impliquées dans la mise en œuvre de l’intrapreneuriat, travaillant généralement de concert avec les directions de l’Innovation, de la Transformation, des Ressources humaines ou les business units appelées à devenir les réceptacles des projets. C’est par exemple le cas au sein du groupe La Poste, dont le programme intrapreneurial «20 projets pour 2020» est hébergé depuis un an au sein de la direction financière et du développement dirigée par Yves Brassart, ou...