Face à l’accélération de leurs projets de croissance externe, de nombreuses entreprises viennent d’étoffer leurs équipes en charge du M&A, tandis que d’autres cherchent à le faire. Une opportunité pour les jeunes banquiers d’affaires qui représentent la cible principale des directions financières.
Sur le front des fusions-acquisitions, l’année 2016 a démarré sur les chapeaux de roue pour les entreprises françaises. Avec près de 100 milliards de dollars d’opérations de croissance externe ayant impliqué au moins une contrepartie hexagonale lors du premier semestre, l’activité a en effet bondi d’un tiers par rapport à la même période en 2015, selon Thomson Reuters.
Un dynamisme qui est également palpable en coulisses. Au cours des dernières semaines, de nombreux groupes ont en effet procédé à des nominations au sein de leurs équipes en charge des fusions-acquisitions, à l’image de Sanofi, JC Decaux, Elior et Showroomprivé. De tels mouvements, qui interviennent après ceux enregistrés courant 2014-2015 chez Kering, Schneider Electric ou encore Areva, devraient même se poursuivre dans les prochains mois. «Après avoir nommé en décembre dernier Louis Molis au poste de directeur fusions-acquisitions et développement du groupe, nous sommes actuellement en quête d’un nouveau collaborateur pour venir compléter notre département M&A», témoigne par exemple David Bourg, directeur général finance et administration de JC Decaux. Plusieurs cabinets de recrutement indiquent de leur côté détenir des mandats comparables.
Les trentenaires ciblés
A l’instar de Sanofi, qui a recruté Alban de la Sablière en provenance de Morgan Stanley pour prendre la tête de sa direction M&A en début d’année, la demande porte sur quelques postes de manager. «Nous bouclons actuellement l’embauche d’un directeur M&A pour un groupe du...