Jugée moins engagée dans son travail et moins loyale vis-à-vis de ses employeurs, la nouvelle génération des Millennials impose progressivement une perception du monde professionnel différente de celle de leurs aînées. Dans ce contexte, les entreprises financières sont obligées de repenser leurs méthodes de management.
Entrés dans le monde de l’entreprise au début des années 2000, les Millennials (ou génération Y, née entre 1980 et le milieu des années 1990) représentent aujourd’hui environ 40 % de la population active mondiale et 50 % d’ici deux ans, selon l’Insee. Une situation loin d’être neutre pour les entreprises, tant un certain nombre de stéréotypes collent à la peau de ces jeunes salariés. On les dit en effet moins engagés, moins fidèles, portant une attention démesurée aux congés et aux horaires. «Il existe beaucoup d’angoisse de la part des entreprises à l’idée que les Millennials remettent en cause l’autorité de la direction», confie Ouriel Darmon, fondateur de Student Pop, application pour les jobs étudiants. Ces craintes se constatent également dans le secteur de la finance.
Il faut dire que leur comportement surprend bien avant qu’ils intègrent l’entreprise, dès leur recrutement. «Lors d’un entretien d’embauche, les générations précédentes manifestaient leur motivation à rejoindre les équipes internes, explique Cyril Kammoun, CEO de Degroof Petercam. Désormais, les rôles sont inversés. C’est aux dirigeants de séduire ces jeunes candidats et de répondre à leurs questions.»
La quête d’un épanouissement personnel
De fait, les Millennials ne se contentent plus aujourd’hui d’un salaire attractif pour accepter une offre d’emploi. «Ce phénomène se constate même dans le secteur de la banque et de la finance», constate Cyril Kammoun. Si la génération Y veut gagner de l’argent et pouvoir consommer, elle accorde une grande...