Les cabinets d’audit, et notamment les plus grands d’entre eux, constituent une source de recrutement privilégiée pour les directions financières qui souhaitent étoffer leurs équipes internes. Toutefois, elles attendent des candidats qu’ils possèdent déjà une bonne expérience de leur secteur, voire privilégient ceux avec lesquels elles ont déjà collaboré
La saison estivale qui vient de commencer est généralement propice au recrutement d’auditeurs internes. En effet, les grandes entreprises, qui sont de façon quasi permanente à la recherche de candidats, savent que les collaborateurs des cabinets spécialisés – chez qui elles embauchent la plupart de leurs auditeurs – ont moins de missions, celles-ci se concentrant de septembre à mai. Ces derniers sont donc plus libres pour réfl échir à donner une inflexion à leur carrière. «Au bout de quatre ans chez Ernst & Young, j’ai ressenti le besoin de m’investir dans une mission de plus long terme et d’avoir une expérience plus proche des opérationnels, témoigne Lodi de Climens, auditeur interne chez Vivendi. J’ai donc rejoint le groupe l’année dernière.»
Une formation reconnue
Les auditeurs externes peuvent donc s’attendre à être courtisés par les directeurs financiers au cours des prochaines semaines. Toutefois, si les cabinets d’audit représentent la principale source de recrutement, tous ne se valent pas. «Les candidats des meilleurs cabinets sont largement plébiscités, car non seulement ils reçoivent une bonne formation mais ils ont également eu la possibilité de gérer plusieurs missions d’envergure, explique Vincent Coderc, senior manager en finance chez Robert Walters. Les entreprises visent les quatre cabinets internationaux – Ernst & Young, Deloitte, KPMG et PricewaterhouseCoopers – ou le cabinet, français mais reconnu, Mazars.»
Pour les autres candidats, un élément différenciant, comme la maîtrise...