L’influence positive de la mixité sur la performance des entreprises a été démontrée par plusieurs études. Mais alors que l’égalité hommes/femmes s’est imposée sur le terrain des idées, dans les faits, des écarts subsistent encore au détriment de ces dernières, tant en termes de salaires que de perspectives d’évolution.
La mixité est devenue un levier de rentabilité pour les entreprises. Selon une étude mondiale publiée fin septembre par Credit Suisse, les groupes dont la capitalisation dépasse 10 milliards de dollars, et qui comptent au moins une femme au sein de leur conseil d’administration ont en effet vu leur cours de Bourse et leurs résultats dépasser respectivement de 5 % et de 3 % les performances des entreprises dont les conseils étaient exclusivement composés d’hommes.
Ces impacts positifs ont fait évoluer favorablement la perception des entreprises sur les profils féminins. Une tendance à laquelle n’échappent pas les directions financières. En effet, les demandes discriminantes de leur part en faveur de candidats masculins sont devenues extrêmement rares, de l’avis unanime des recruteurs. «Ces requêtes s’expliquent encore parfois par des considérations de management : la crainte qu’une femme rencontre des difficultés à diriger une équipe d’hommes ou la difficulté personnelle du supérieur hiérarchique à communiquer avec une personne du sexe opposé, par exemple, observe Bruno Fadda, directeur chez Robert Half France.Mais, le plus souvent, elles résultent d’une simple volonté de rééquilibrage entre les effectifs masculins et féminins au sein d’une même d’équipe.»
A l’exception de ces cas de figure punis par la loi (voir encadré), les directions financières ne font donc plus de liens entre le sexe d’un candidat et la maîtrise de qualifications particulières. «La recherche d’un cadre...