Si la reprise des activités de fusions-acquisitions s’est clairement faite ressentir en 2014, les recrutements de collaborateurs spécialisés en M&A au sein des directions financières et des banques d’affaires sont restés assez limités. Réservés aux profils les plus expérimentés, ils devraient toutefois se diversifier cette année.
A l’image de quelques opérations emblématiques, comme le rapprochement entre Lafarge et Holcim, la reprise de SFR par Altice, ou l’arrivée de Predica au capital de Vinci Park, les opérations de fusions-acquisitions impliquant des sociétés françaises se sont multipliées en 2014. Le montant des transactions en France a ainsi atteint 163 milliards de dollars en 2014 selon Thomson Reuters, soit une hausse de 234 % par rapport à l’ensemble de l’exercice 2013 ! Un regain d’activité qui contraint les sociétés, tant financières que non financières, à se renforcer.
Une concurrence relancée entre les banques d’affaires
Les banques d’affaires ont d’abord dû étoffer leurs équipes. Mais leurs besoins sont restés assez mesurés, se concentrant sur quelques profils très ciblés.
«L’accélération des recrutements en banque d’affaires entrevue en début d’année s’est renforcée à partir du mois de septembre, observe Amaury La Clavière, senior consultant de la division Investment banking de Robert Walters.Ces demandes ont alors porté en priorité sur des profils confirmés de vice-président et de directeur, afin de consolider les équipes existantes au travers de profils confirmés.» En effet, dans les banques d’investissement et de financement, un certain nombre de départs de managers pendant les années 2009 et 2010 n’ont pas été remplacé depuis la crise. Mais après quatre ans d’un marché atone, la reprise actuelle des transactions nécessite de structurer de nouveau ces activités dormantes. «Nous constatons aujourd’hui un regain de concurrence entre les banques, observe Amaury La Clavière. Celles-ci ont donc besoin d’attirer de nouveaux talents afin de redévelopper des parts de marchés.»
A ces niveaux de...