Spécialisées dans l’accompagnement à la mise en conformité réglementaire des institutions financières, les regtechs comptent aujourd’hui pour près du quart des fintechs de l’Hexagone. L’écosystème, en forte croissance et de plus en plus diversifié, attire à lui une grande variété de profils.
L’écosystème français des regtechs a connu ces dernières années une très forte croissance. A tel point que ces entreprises, spécialisées dans l’accompagnement à la mise en conformité réglementaire des institutions financières grâce à des technologies de pointe, comptent aujourd’hui pour plus du quart des fintechs de l’Hexagone. «De Netheos à Flaminem, en passant par Trustpair ou Yousign, on dénombre plus d’une cinquantaine de regtechs sur le territoire, spécialisées dans la gestion de l’identité et de la connaissance client, la veille réglementaire, la surveillance des transactions et l’analyse des risques», détaille Alain Clot, président-fondateur de France Fintech.
Cet écosystème en perpétuelle évolution du fait de la demande toujours plus forte des acteurs financiers et du renouvellement permanent des innovations technologiques constitue, de surcroît, un vivier d’emplois extrêmement dynamique. Si l’univers des fintechs a recruté quelque 8 000 à 10 000 talents ces cinq dernières années, le nombre avoisine les 1 000 à 1 500 pour les regtechs, selon un connaisseur du secteur, membre de la French Tech. Un chiffre qui pourrait selon lui être multiplié par cinq dans les trois prochaines années, croissance du secteur oblige. «En 2018, les regtechs ont capté 7 % des fonds investis dans la Fintech, soit 25 millions d’euros, un chiffre en augmentation de 50 % sur un an. L’écosystème se dote de moyens économiques toujours plus importants, et se trouve donc en mesure de recruter de plus en plus de talents», indique pour sa part Edouard Plus, managing director de l’incubateur de fintechs Le Swave, qui compte sept regtechs dans son vivier.