Affichant de bonnes performances, et doté de capitaux renforcés, le secteur du capital-investissement offre des rémunérations en hausse, tant pour les professionnels en poste que pour les nouvelles recrues. Toutefois, ces revalorisations ne s’appliquent pas de la même manière à tous les profils.
Il fait bon travailler dans le capital-investissement. Après avoir connu des années difficiles durant la crise, ce secteur de la finance a renoué avec des levées de fonds records, à 552 milliards en 2014, contre 320 milliards de dollars dans le monde en 2009, selon la société Preqin. Par conséquent, ayant désormais les moyens nécessaires pour procéder à des investissements, les sociétés de gestion recrutent de nouveau, et cherchent surtout à fidéliser leurs professionnels en augmentant leurs rémunérations. C’est notamment ce qui ressort de l’étude «2016 private equity Compensation and Employment Review» menée par Preqin auprès des 200 plus grandes structures de capital-investissement dans le monde. En 2015, les trois quarts des entreprises interrogées disent ainsi avoir augmenté le salaire de l’ensemble de leurs employés par rapport à l’année précédente. La moitié d’entre elles ont même accordé des augmentations allant jusqu’à 10 % (voir graphique ci-contre). Une tendance également visible dans l’Hexagone par certains chasseurs de têtes. «Ces dernières années, nous avons pu observer une légère progression des salaires, en particulier pour les nouvelles recrues», observe Amaury La Clavière, manager chez Robert Walters.
Des efforts pour attirer les profils seniors
Toutefois, ce phénomène ne concerne pas tous les recrutements. En effet, la hausse constatée s’explique principalement par les niveaux de salaires que les fonds de private equity sont prêts à accorder lorsqu’ils souhaitent renforcer leurs équipes seniors. «Dans...