Traditionnellement réservée aux directeurs administratifs et financiers et aux cadres supérieurs, la rémunération variable s’est étendue depuis la crise à des postes de «middle management». Mais certains collaborateurs n’ayant pas de fonction d’encadrement commencent eux aussi à avoir accès à ce type de gratification.
Les rémunérations variables sont de moins en moins l’apanage du «top management» au sein des directions financières. Alors que l’attribution de ces gratifications est depuis longtemps une pratique courante en ce qui concerne des postes de directeur administratif et financier et de directeur du contrôle de gestion, le nombre de collaborateurs financiers occupant des fonctions non managériales pouvant en bénéficier tend à s’étendre progressivement, d’après plusieurs cabinets de recrutement. «Depuis environ quatre ans, nous constatons que le variable occupe une place de plus en plus importante dans les politiques de rémunération des entreprises vis-à-vis de cette catégorie de salariés,affirme Mathieu Blaie, directeur du cabinet Fed Finance. Par exemple, il arrive désormais que des comptables se voient proposer un tel complément de revenu, alors que ce n’était pas le cas auparavant.» Un développement qui s’explique par la volonté des entreprises de motiver leurs collaborateurs en vue d’atteindre des objectifs de plus en plus élevés. Elément intéressant pour les salariés, l’introduction de ces rémunérations n’implique le plus souvent pas en contrepartie un ajustement à la baisse du salaire fixe. Surtout, leur niveau peut représenter en moyenne entre 5 et 30 % de ce dernier, en fonction des postes (voir tableau), des profils des collaborateurs et des sociétés.
Les profils «stratégiques» privilégiés
Cette «démocratisation» des rémunérations variables ne concerne toutefois pas la totalité des collaborateurs financiers....