Longtemps réservé dans la finance aux fonctions de direction, le variable tend à s’inviter dans le package de rémunération des fonctions de middle management. Une approche rendue possible par l’évolution de certains métiers et tenant à la nature des nouvelles missions, qui impliquent d’attirer des profils atypiques ou des compétences spécifiques.
Un manager comptable sur deux aurait aujourd’hui une part de variable dans son package salarial, selon le cabinet Hays. «Quasi inexistant il y a cinq ou six ans, le variable sur les postes de middle management dans la finance (contrôleur de gestion, chef comptable, contrôleur financier) tend donc à se confirmer, même si sa présence dans les packs de rémunération est inégale selon la taille des entreprises», constate Pierre Moulin, senior manager chez Hays. Alors que dans les PME, seuls 40 % des managers et directeurs financiers disposent d’une part de variable, ils sont 60 % dans les ETI et plus de 80 % dans les grands groupes. «Plus une entreprise est ouverte à l’international, plus elle conçoit la part variable comme un outil de fidélisation et de mesure de la performance de ses collaborateurs, y compris financiers», ajoute Pierre Moulin.
Un marché du travail tendu
Plusieurs raisons expliquent cette tendance et notamment, selon Pierre Moulin, «l’évolution des métiers de la finance».
Par exemple, grâce aux nouvelles technologies, un contrôleur de gestion passe aujourd’hui moins de temps sur la production d’informations et se consacre davantage à l’analyse de données, ce qui peut influencer positivement le résultat opérationnel de son organisation. «Sur le middle management, les fonctions supports dans la finance sont ainsi devenues des business partners de leur organisation,analyse Jean-Pierre Magot, leader rewards chez Mercer France.Les gratifier notamment en fonction de la performance annuelle de l’entreprise devient à ce titre logique.»
Par ailleurs, le développement du variable sur les postes de middle ...