Alors que l’environnement de risques tend à se diversifier, les risk managers sont désormais sur tous les fronts. La diversité des missions, de plus en plus stratégiques, rend le métier attractif et conduit les risk managers à intégrer les organes de gouvernance. Mais cela exige une montée constante en compétence.
Chaque année, le champ d’action du risk manager s’élargit au gré de l’apparition de nouveaux risques et de l’évolution de ceux déjà présents. Qu’il s’agisse de risques cyber, environnementaux, réglementaires ou spécifiques à chaque métier, les professionnels du risque sont mobilisés sur tous les fronts pour accompagner efficacement leur entreprise. « Depuis la publication du premier baromètre de l’Amrae sur cette profession, on constate que le risk manager a su s’intégrer dans les instances de gouvernance, explique Thibault Bulabois, directeur risques et contrôle interne de la FDJ et pilote du baromètre 2024 des métiers du risk management de l’Amrae. Ce positionnement stratégique le conduit à intervenir non seulement sur des sujets traditionnellement liés à sa fonction mais, également, de plus en plus, sur des enjeux d’actualité, tels que les risques environnementaux et les nouvelles réglementations, notamment la compliance et la CSRD. » Cette tendance pousse ainsi les risk managers à multiplier leurs missions. En effet, d’après le baromètre 2024 de l’Amrae, 90 % des répondants cumulent plusieurs fonctions dans les métiers du risk management, couvrant ainsi l’ERM (Enterprise Risk Management), la gestion des assurances et de la prévention, la gestion de crise et la continuité d’activité, le contrôle interne, ainsi que la conformité et la compliance. « Très peu de risk managers consacrent 100 % de leur te...