La dernière réforme des retraites avait attiré l’attention sur la position des seniors dans la banque. Pour autant, leur prise en compte, et la mise en place d’indispensables plans de formations adaptés, sont loin d’être acquises.
Y aura-t-il une nouvelle réforme des retraites ? Celle de 2023 a eu le mérite de mobiliser les directions des ressources humaines (DRH) sur les seniors dans leurs organisations. « Une récente étude de l’APEC nous apprend que 57 % des 55-64 ans sont actifs en France. Mais la séniorité est davantage associée à la fin de carrière qu’à l’expertise, constate Marilyne Le Bihan, senior manager people and change chez Finegan. Les banques en particulier sont écartelées entre le besoin de capter des jeunes et celui de dire aux seniors qu’ils ne sont pas finis. » Le secteur financier attire en effet de moins en moins les juniors, tandis que « la problématique de la pyramide des âges se pose toujours, surtout dans l’assurance où la moyenne est supérieure à 40 ans », souligne David Guillocheau, directeur général de ZestMeUp, une application dédiée à l’engagement collaborateur. Or, les cadres, qui partent à la retraite plus tard que les autres salariés, y sont nombreux et « les carrières longues sont fréquentes : il s’agit de cadres embauchés après leurs études qui restent dans la même entreprise jusqu’à leur départ à la retraite », explique Marilyne Le Bihan.
De ce fait, « la plupart des entreprises de la branche ont initié des travaux d’état des lieux » en 2023, indique l’étude sur les seniors de l’Observatoire des métiers de la banque. L’âge restait jusque-là « le parent pauvre de la politique diversité ». Et maintenant ?
Premier constat : la proportion de seniors est due à une diminution...