Sous l’effet d’une complexité croissante des problématiques associées à la trésorerie et de créations de poste de plus en plus nombreuses, les entreprises ciblent les jeunes trésoriers issus de formations spécialisées. En raison d’un vivier de candidats restreint, les perspectives d’évolution sont pour ces derniers significatives.
Pour les jeunes trésoriers à la recherche d’un emploi, les perspectives sont actuellement au beau fixe. «Nous n’avons jamais reçu autant d’offres de postes à pourvoir que depuis le début de l’année, confie Erwan Le Saout, responsable de la formation “master management M2 trésorerie d’entreprise” à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. La période est florissante pour nos diplômés.» A Rennes, où est également dispensée une formation consacrée à cette profession, le son de cloche est identique. «Les grands groupes, comme Chanel, Technip ou Colas, ainsi que quelques ETI nous font régulièrement part de leur volonté d’embaucher un trésorier assistant ou un trésorier junior, signale Marc Gaugain, responsable de la spécialité trésorerie du master finance de l’IGR-IAE de l’université Rennes-I. Pour les étudiants que nous formons, il n’existe clairement pas de problème d’insertion.»
Des formations très complètes
Cette situation s’explique d’abord par le nombre croissant d’entreprises de taille moyenne ou intermédiaire qui décident de créer un département en charge de la trésorerie. «Plusieurs entreprises de Rennes ou de Bretagne ont récemment fait ce choix, à l’image de Groupe Legendre (BTP) ou de Groupe Salaün (tourisme)», illustre ainsi Marc Gaugain. Une telle décision découle le plus souvent soit du développement de la société, dont le changement de dimension implique de mieux maîtriser les flux, soit d’une exposition plus marquée à des marchés non domestiques, ce qui peut nécessiter de s’entourer d’un collaborateur chargé de gérer notamment le recouvrement des factures et le risque de change.