Alors que les financiers français séduisent les entreprises étrangères, les candidats à l’expatriation sont de plus en plus nombreux à se laisser tenter par l’aventure, en Europe et Amérique du Nord, mais aussi en Asie et au Moyen-Orient. Des départs motivés par une volonté de faire évoluer leur carrière professionnelle mais aussi et surtout par des niveaux de rémunération très attractifs.
Suisse, Etats-Unis, Royaume-Uni, Belgique, Canada, Allemagne ou encore Espagne et Italie sont parmi les principaux pays d’accueil des expatriés français qui, selon le quai d’Orsay, seraient actuellement 3,5 millions, un chiffre en hausse constante : on comptait 270 000 départs vers un pays étranger en 2018 contre 160 000 en 2006, selon l’Insee. A la liste des pays habituels s’ajoutent certains pays d’Asie (Singapour) ou du Moyen-Orient (Emirats arabes unis) pour les métiers plus spécifiquement liés à la finance. « Le continent africain séduit également les candidats au départ et en particulier ceux issus de la diaspora, souligne Souleyman El-Kadi, consultant expert sur les zones Afrique et DOM-TOM pour Hays Executive et Hays International. Des candidats notamment appréciés par les grands donneurs d’ordres pour leur capacité à s’acclimater très rapidement et à adopter sans attendre les méthodes de travail ainsi que la culture locale. »
Une offre d’emploi variable en fonction des pays d’accueil
Les offres d’emploi pour les profils de financiers expatriés varient néanmoins d’un pays à l’autre. Selon la 11e édition de l’étude Expat Explorer d’HSBC, ce sont les profils de comptables, d’analystes financiers et de responsables financiers qui sont les plus recherchés en Allemagne et aux Emirats arabes unis. La Suisse pour sa part plébiscite également les contrôleurs de gestion. Ces profils sont d’ailleurs aussi très convoités par les entreprises installées sur les continents africain et nord-américain. « Aux Etats-Unis et au Canada, les...