Le processus d’onboarding des nouveaux collaborateurs devient une étape indispensable dans un marché du travail qui demeure tendu, notamment dans la finance. Cette phase d'intégration a pour objectif de permettre au nouveau salarié de devenir autonome dans ses fonctions le plus rapidement possible, de contribuer à son bien-être et donc à sa fidélisation.
En 2024, 36 % des salariés français ont continué à consulter des offres d’emploi durant leur "onboarding", cette phase souvent cruciale d'intégration dans l'entreprise, selon une étude d'Ipsos pour Workelo. Une tendance corroborée par l’étude PageGroup sur l'onboarding des collaborateurs et publiée en décembre dernier, qui relève que 58 % des salariés ne se sont pas sentis bien accueillis lors de leur premier jour d’intégration et ont pensé à quitter leur entreprise à la fin de celui-ci. 65 % des salariés auraient par ailleurs souhaité que leur employeur mette en place davantage d’actions pour faciliter leur intégration. Une attente d’autant plus importante auprès des jeunes générations.
Plusieurs raisons expliquent l’insatisfaction des nouveaux collaborateurs, en tête desquelles figure notamment le sentiment d’être livré à soi-même. Les recrues expriment ainsi clairement leur besoin d’être accompagnées. « L’onboarding est un moment charnière dans le parcours professionnel des collaborateurs, explique Mikaël Deiller, executive director chez Michael Page. Alors que les entreprises insistent de plus en plus sur le sens et la valeur dans le travail, placent l’humain au centre de leurs préoccupations et tendent à mettre en place des démarches RSE, les collaborateurs attendent naturellement que ces approches se déclinent dès leur onboarding. » Pour être réussie, cette intégration débute dès la signature du contrat, avant même l’arrivée du nouvel arrivant dans l’entreprise.
Le pré-onboarding, étape transitoire plébiscitée par les nouveaux arrivants
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