Spécialisée dans la préparation de desserts pour la grande distribution et la restauration, Mademoiselle Desserts a vu son chiffre d’affaires chuter lors du premier confinement. Depuis, si les ventes sont reparties, l’exposition de la société au secteur de la restauration hors domicile la pénalise encore. Pour retrouver ses niveaux d’avant la crise, elle a choisi d’augmenter ses investissements, afin d’être plus productive, et de répondre à la demande envers certains produits plus porteurs.
Chiffre d’affaires 2019 : 330 millions d’euros
Effectifs : 1 900 personnes
Comment la crise sanitaire actuelle affecte-t-elle votre activité ?
Hervé Jeanpierre, secrétaire général et directeur financier de Mademoiselle Desserts :
Notre activité consiste à préparer des desserts et les éléments qui les composent. Ainsi, nous produisons aussi bien des gâteaux déjà préparés que des fonds de tarte crus ou cuits, de la crème pâtissière, etc. Ces produits sont ensuite vendus à la grande distribution (50 % de notre chiffre d’affaires) et au secteur de la restauration hors domicile (hôpitaux, école, chaînes de boulangerie, hôtels, etc.), qui représente également 50 % de notre chiffre d’affaires. La France est notre principal marché, avec 78 % de notre chiffre d’affaires, suivi par le Royaume-Uni (18 % de nos ventes), et les Pays-Bas (4 %).
L’impact de la crise sanitaire est différent selon les pays et les marchés avec lesquels nous travaillons. En France, nos ventes auprès des grandes surfaces ont été moins affectées par la crise. Après une chute de -40 % pendant le premier confinement (liée à la fabrication de gâteaux maison et à la baisse de l’achat de pâtisseries), nos ventes ont ensuite retrouvé des niveaux proches de ceux de 2019, mais qui reste néanmoins inférieurs, jusqu’à -10 % selon les enseignes. Ce deuxième confinement ne devrait pas avoir d’effet sur nos ventes en magasins : il n’y a pas le même effet de panique que lors du premier confinement. Nous anticipons donc sur l’ensemble de l’année 2020 une baisse de cette activité de -10 %. En revanche, toujours sur le marché français, notre activité «restauration» (40 % du chiffre d’affaires) a été mise quasiment à l’arrêt au mois d’avril dernier, avec...