Longtemps assorti d’une image négative, le management de transition commence à séduire un nombre croissant de directeurs financiers. Cela tombe bien car, en raison de l’augmentation du nombre de missions, leur expertise est de plus en plus recherchée.
Le management de transition gagnerait-il enfin ses lettres de noblesse dans le monde financier ? Particulièrement répandue dans les pays anglo-saxons et aux Pays-Bas, cette profession qui permet à des profils très expérimentés de gérer pendant quelques mois une mission spécifique, a longtemps été mal perçue en France. «Ce métier a souvent été associé à une image précaire, avec des missions courtes et des périodes sans contrat», rappelle Laurent Charpentier, practice manager chez Michael Page Interim Management. Dans ce contexte, le choix d’un responsable financier de s’orienter dans cette voie est souvent apparu comme contraint. «Certains directeurs financiers deviennent manager de transition après s’être fait licencier ou plus largement après avoir quitté, pour diverses raisons, la société dans laquelle ils travaillaient, précise Alexandra Maubert Proniewski, directrice associée chez Upward finance. Il peut s’agir de personnes d’une cinquantaine d’années, que les entreprises jugent parfois trop âgées pour leur offrir un CDI.»
Néanmoins, aujourd’hui ce parcours professionnel rentre peu à peu dans les mœurs. «La profession tend dorénavant à être perçue comme une évolution à part entière du métier de directeur financier», constate Laurent Charpentier. Et pour cause : selon une étude réalisée par Michael Page et la DFCG en 2019, 12 % des dirigeants financiers ont en effet indiqué voir le management de transition comme la prochaine étape de leur carrière.
Un besoin plus important de la part des entreprises
Il faut dire que les entreprises sont de plus en plus friandes de missions de management de transition. D’une part, le périmètre de sociétés intéressées s’est élargi.
«Les missions de...