Si l’on en parle moins que des soignants, les professionnels des services funéraires ont eux aussi été lourdement mis à contribution depuis le début de la crise sanitaire. Traditionnellement discret, le groupe OGF, leader du secteur en France, a ainsi dû faire face, en avril 2020, à un pic de mortalité jamais vu, allant parfois jusqu’à une augmentation de plus de 80 % dans certaines régions. Une suractivité brutale d’autant plus complexe à gérer que le groupe a, dans le même temps, enregistré un fort taux d’absentéisme au sein de ses effectifs. Fabienne Ménard, directrice financière du groupe, explique à Option Finance comment OGF a réussi, malgré les restrictions sanitaires imposées par l’Etat et les difficultés d’approvisionnement en équipements de protection, à assurer sa mission tout en parvenant à boucler ses comptes.
En tant que leader des services funéraires en France, vous avez fait partie des entreprises en première ligne dès le début de la crise sanitaire. Comment cette crise a-t-elle affecté vos activités ?
Fabienne Ménard, directrice financière : Nous opérons sur un secteur qui est relativement saisonnier. En temps normal, nos équipes savent gérer des pics d’activité, généralement entre les mois de décembre et mars.