Malgré le ralentissement des transactions et des levées de fonds, les sociétés de private equity et les banques d’affaires maintiennent des rémunérations élevées pour leurs collaborateurs. Avec toutefois des augmentations à venir sans doute plus mesurées que les années précédentes.
Le private equity est réputé pour ses rémunérations attractives, et rien pour l’heure ne vient entacher cette image. Selon l’étude Europe Private Capital Compensation Survey, menée auprès de plus de 200 professionnels du secteur en Europe et publiée fin décembre par le cabinet de recrutement Heidrick & Struggles, les rémunérations continuent d’évoluer à la hausse. Malgré des conditions de marché moins favorables, plus de 70 % des personnes interrogées déclarent avoir bénéficié d’une augmentation de leur salaire fixe entre 2022 et 2023. Exception faite du marché britannique, où les conditions salariales ont été plus impactées par la conjoncture, seuls 2 % des sondés ont vu leur fixe diminuer entre 2022 et 2023. Les bonus ont, quant à eux, été un peu plus touchés, 15 % des investisseurs interrogés ayant déclaré avoir subi une baisse sur ce variable au cours des 12 derniers mois. « Les rémunérations dans le private equity ont fortement progressé en 2022 et 2023. Elles vont probablement commencer à se stabiliser cette année, relève Muriel Moreau, managing partner en charge du bureau parisien du cabinet de recrutement. Mais cette industrie ne connaît pas de mouvements massifs, ni au niveau de ses effectifs, ni en termes de rémunération. Elle évolue lentement. »
«Les rémunérations dans le private equity ont fortement progressé en 2022 et 2023. Elles vont probablement commencer à se stabiliser.»
De fortes disparités entre les sociétés de gestion
Pas de changement radical donc, mais des disparités toujours très importantes. « Contrairement au secteur bancaire, par exemple, où les rémunérations sont assez normées, les politiques salariales varient fortement d’un fonds...