Sous l’effet de la reprise économique et des évolutions digitales, les embauches se multiplient au sein des directions financières. Mais alors que les candidats sont très sollicités, ils sont nombreux à déplorer des processus de recrutement très longs… et à donner une suite favorable aux groupes les plus réactifs.
En matière de recrutement, le secteur de la finance a, depuis plusieurs mois déjà, le vent en poupe. Portées par des indicateurs économiques au vert et une confiance retrouvée, les entreprises cherchent à renforcer leurs équipes. Or, elles visent toutes les mêmes «experts», à savoir des contrôleurs de gestion, des auditeurs, des consolideurs, des responsables comptables et des directeurs financiers capables de piloter la stratégie de croissance de la société. Un besoin d’autant plus impérieux que les évolutions technologiques bouleversent tant les business models des groupes que la manière de travailler des financiers, ce qui implique pour les directions financières de s’entourer de nouvelles compétences. «Le marché des postes dans la finance est extrêmement actif, reconnaît Hélène Gallerne, associée chez Lincoln. On n’avait pas connu cette situation depuis près de dix ans, soit avant la crise financière de 2008. Les candidats de ce secteur sont très sollicités : il n’est pas rare que dans un processus de recrutement, une personne sur les trois ou quatre figurant dans la “short list” annule un rendez-vous la veille car elle a trouvé ailleurs.»
Un désintérêt rapide pour le poste
Dans cet environnement de marché, les candidats sont donc, de l’avis unanime des recruteurs, en position de force. De fait, ils n’hésitent pas à se montrer exigeants et… pressés. Selon une récente étude du cabinet Robert Half réalisée sur la base d’un sondage auprès de 200 directeurs administratifs et financiers qui recrutent en France,...