Spécialisé dans l’édition et l’intégration de logiciels de gestion, Prodware (188 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019) a réussi à préserver l’essentiel de son activité dans les semaines ayant suivi le déclenchement de la crise sanitaire. Pour affronter cette dernière, la direction financière de l’entreprise, dirigée par Stéphane Conrard, directeur général délégué, s’est employée à préserver sa rentabilité et sa trésorerie grâce, notamment, à un programme d’économies et à un pilotage plus resserré de son poste clients. In fine, la baisse de son chiffre d’affaires a été circonscrite à 6,1 % sur les trois premiers trimestres de 2020 et devrait être relativement limitée sur l’année entière. Alors que s’ouvre une nouvelle année, Prodware entend bien profiter du regain d’intérêt des entreprises, à la suite de la crise, pour la digitalisation des processus décisionnels et opérationnels. Elle compte par ailleurs saisir l’opportunité offerte par la montée en puissance du SaaS, modèle de distribution délocalisé des progiciels basés sur le cloud.
Comment la crise a-t-elle affecté l’activité de votre entreprise ?
Prodware est un éditeur et un intégrateur de progiciels de gestion intégré (ERP), de logiciels de monitoring de la relation client (CRM) et de solutions digitales de business intelligence (BI). L’entreprise, cotée depuis 2006 sur Euronext Growth, s’adresse aux PME, ETI et filiales de grands groupes de l’industrie, de la distribution et du commerce de détail. En 2019, elle a réalisé 190 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 40 % en France et 60 % dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Tunisie et en Israël.
A l’étranger, notre activité a été peu affectée par la propagation de l’épidémie de Covid-19 et l’instauration des premier et second confinements. En effet, la grande majorité de nos clients internationaux, très matures sur le plan digital, sont restés pleinement opérationnels durant la crise grâce à leurs outils de gestion collaboratifs. En l’absence d’aides des pouvoirs publics, beaucoup ont été contraints, par ailleurs, de maintenir un certain niveau d’activité.
La situation a été plus problématique en France. Entre mars et juin derniers, près d’un tiers des PME de notre portefeuille n’ont pu travailler, ont décidé de geler provisoirement l’optimisation de leurs systèmes d’information ou se sont trouvées dans l’incapacité de coordonner à distance l’implémentation de nouveaux services informatiques. De ce fait, notre chiffre d’affaires global s’est contracté de 6,1 % sur les trois premiers trimestres, à 118 millions d’euros. Sur toute l’année 2020, la baisse de nos revenus devrait rester limitée, ce qui constitue une performance très honorable compte tenu de la violence de la crise.