Les présidents des comités d’audit des grandes entreprises cotées ne présentent guère un profil homogène. Une expérience de dirigeant et des compétences financières constituent toutefois des atouts certains pour occuper ce poste à la fois technique et sensible.
Présider le comité d’audit d’une entreprise cotée n’a rien d’une fonction honorifique ! En matière de corporate governance, ce comité constitue en effet un organe clé : c’est à lui que revient la mission d’examiner les comptes de la société, de participer au choix des commissaires aux comptes, et d’être en relation avec les départements de l’audit et du contrôle interne au sein de la direction financière. La mission du comité d’audit, auquel peut être rattaché le contrôle des risques, a même fait l’objet d’une ordonnance en 2008 à l’occasion de la transposition de la directive européenne sur le contrôle légal des comptes. C’est dire si le poste de président est important.
Et pourtant, il ne correspond à aucun profil type, si l’on en croit l’étude que vient de mener Didier Vuchot Consultants, un cabinet spécialisé dans l’univers de la gouvernance et la recherche d’administrateurs, sur le CAC Large, c’est-à-dire les 60 premières entreprises cotées françaises. A première vue, les parcours sont même plutôt hétérogènes : «On trouve parmi eux aussi bien un président d’entreprise en exercice qu’une banquière spécialisée sur l’Afrique, en passant par un ancien ministre ou une spécialiste de l’édition», constate Didier Vuchot.
Des problématiques complexes et potentiellement risquées
A y regarder de plus près, ces professionnels présentent néanmoins plusieurs traits communs. Illustration de l’importance de ce comité, une dizaine d’entreprises, en premier lieu, ont nommé à sa tête des personnalités qui occupent ou ont occupé de fonctions de...