Pour recruter et fidéliser les candidats dont les compétences doivent généralement combiner expertises métiers et maîtrise des questions financières, les fintechs tablent sur leur modèle organisationnel et de management mais aussi sur leurs valeurs.
Même si certaines fintechs, comme Spendesk, Payfit ou Ledger ont été contraintes de réduire leurs effectifs, nombre d’entre elles continuent de grandir et de recruter. Le bassin d’emploi de ce secteur, établi à 34 000 salariés en France par l’Observatoire de la fintech, était ainsi en hausse de 5 % au premier semestre 2024, un peu en retrait par rapport à 2023 qui avait vu une progression annuelle de 10 %. La croissance des recrutements pourrait se poursuivre en 2025. « Nous prévoyons de recruter plus de 50 personnes d’ici la fin de l’année 2025 », indique ainsi Grégoire Hug, CEO et fondateur de Weefin, fintech spécialisée dans la finance durable. Même son de cloche chez le jeune assureur crédit Cartan Trade qui devrait doubler ses effectifs à horizon de trois à cinq ans.
Toute la difficulté pour ces fintechs consiste alors à recruter des candidats aux compétences parfois très spécifiques, et ce sur un marché souvent en pénurie de candidats.
Des expertises métiers et techniques qui se font rares
« Notre produit est complexe, avec différents modules et des fonctionnalités telles que la gestion de trésorerie à court et à moyen terme, qui sont au cœur de toute entreprise, explique Stephan Krehl, DRH d’Agicap, spécialisée dans la gestion de trésorerie. Nos interlocuteurs sont généralement des directeurs financiers, des responsables des finances et des directeurs généraux d’entreprise de taille moyenne dans toute l’Europe. Pour communiquer efficacement avec toutes ces parties prenantes, nos collaborateurs doivent avoir une bonne compréhension des sujets financiers que nous traitons et des fonctions spécifiques (par exemple le marketing ou les ventes) au sein desquelles ils travaillent. Or de tels talents...