Déployés dans la majorité des grandes entreprises, les réseaux sociaux internes n’ont pas tenu toutes leurs promesses : ils sont largement sous-utilisés et suscitent bien des réticences. Lorsqu’ils sont pleinement exploités, ces outils peuvent pourtant apporter de réels bénéfices, notamment pour la direction financière.
En voyant en ce début d’année la plupart de ses équipes basées en Chine être confinées chez elles quelques semaines en raison de la propagation du coronavirus, ce directeur financier d’un grand groupe ne pouvait qu’être satisfait de la décision prise il y a trois ans environ de déployer un réseau social d’entreprise. «Nous avions fait ce choix afin de renforcer les interactions entre les membres de la communauté financière et de favoriser une façon de travailler plus collaborative, indique-t-il. Grâce à cet outil, les collaborateurs des filiales chinoises ont pu à la fois continuer à avancer sur leurs dossiers à distance sans trop de difficultés et communiquer facilement avec le siège.»
Si cela n’était pas déjà fait avant, les communautés de partage sur le web et les réseaux sociaux d’entreprise ont pu démontrer, en pleine crise du Covid 19, leur utilité. Parmi ces outils qui permettent à la fois de stocker dans un espace unique des documents sur lesquels plusieurs collaborateurs peuvent travailler en même temps et aux équipes réparties dans le monde de discuter en temps réel sur des problématiques identifiées, on retrouve notamment Yammer, Jive, Chatter, etc. Au cours des dernières années, ces solutions se sont fortement développées au sein d’ETI et de grands groupes, y compris au sein de leur direction financière. Selon certaines sources, 80 % des sociétés cotées au CAC 40 seraient aujourd’hui équipées d’un réseau social interne.
Un manque de confiance
Si d’aucuns jugent les fonctionnalités de ces...