En l’espace de 10 ans, les risk managers se sont imposés dans les grandes entreprises. Avec l’émergence de nouveaux risques (fraude, corruption, attaques informatiques, etc.), la demande pour ces professionels s’accroît, mais les recruteurs peinent toujours à trouver les profils idoines.
Sujets financiers, réglementaires, cyber, RH ou encore environnementaux, industriels, immobiliers ou bancaires… La palette de domaines sur lesquels les risk managers peuvent travailler ne cesse de s’agrandir ! En effet, cette profession, dont l’essentiel de la mission consiste à cartographier les risques de l’entreprise et évaluer leurs impacts, a vu son champ d’action s’agrandir considérablement ces 10 dernières années.
Auparavant présents uniquement dans les grands groupes privés et les ETI, les risk managers s’installent peu à peu dans les autres catégories d’entreprises.
Selon le baromètre 2019 de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) et de PwC sur la profession, 7 % des interrogés exercent désormais dans des PME, 4 % dans le secteur public et 2 % dans des associations ou des ONG, alors qu’ils n’étaient pas du tout présent dans ces entreprises il y a 10 ans. Dans les faits, des salariés en partie dédiés aux risques sont même présents dans la plupart de ces sociétés. «Même si les entreprises de petite taille n’ont pas de poste de risk manager à proprement parler, la gestion des risques y est présente, répartie par exemple entre une direction finance ou juridique, une direction industrielle ou qualité, tout est fonction de la culture de l’entreprise», précise Thibault Bulabois, responsable risques et contrôles de la Française des jeux et pilote du baromètre Métier du risk manager de l’Amrae.
De nouveaux risques
Il faut dire que les risques auxquels font face les entreprises sont devenus prépondérants.
«Maintenant, les risques sont souvent corrélés entre eux et plus véloces (par exemple un risque cyber avec, entre autres conséquences, un impact sur les données personnelles), observe François...