Face à l’augmentation du risque cyber et des budgets dédiés à la défense des entreprises, les directions financières s’investissent de plus en plus sur le sujet. Leur montée en compétences, qui passe notamment par une bonne compréhension des données, devient indispensable. De plus en plus d’entreprises vont rechercher des directeurs financiers formés aux technologies de l’information.
Placé dans le trio de tête des préoccupations des directions financières des grandes entreprises, le risque cyber inquiète de plus en plus la profession. Voilà pourquoi, selon une enquête menée par Kroll, 61 % des directions financières sondées font état de pertes de plus 5 millions de dollars sur les 18 derniers mois liés à des incidents cyber. Sur cette même période, 79 % attestent avoir subi au moins une effraction ayant eu des conséquences en termes de finances ou de fuite de données. Ces attaques, mais également les dispositifs de prévention et de lutte contre le risque cyber, génèrent en effet pour l’entreprise des coûts directs (amende, enquêtes techniques, actions de relations publiques, sécurisation post-intrusion, frais de justice, perte de chiffre d’affaires due à l’arrêt de l’activité, mise en place de solutions techniques pour lutter contre le risque cyber, etc.), mais aussi indirects (atteinte à l’image de l’entreprise, perte de la propriété intellectuelle, augmentation du coût de l’assurance, etc.). « Le budget des entreprises alloué à la gestion du risque cyber a, ces dernières années, augmenté de plus de 5 % et pour une partie des répondants à notre enquête de près de 15 % », précise Laurent Morel, associé consulting finance chez PwC France et Maghreb. 9 % des répondants envisagent en effet une hausse de 15 % de ce budget. « Une augmentation non négligeable, qui pousse les directions financières à se pencher sur le sujet », souligne Laurent Morel.
Une direction financière partie prenante
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