Répandu dans les grands groupes, le poste de secrétaire général commence à se développer au sein de sociétés de taille plus réduite, mais avec un périmètre incluant la direction financière. Une situation qui ouvre des perspectives intéressantes pour des cadres financiers expérimentés, tant sur le plan des prérogatives que de la rémunération.
Faut-il y voir le début d’une tendance ? Depuis le début d’année, plusieurs structures de taille moyenne ou intermédiaire, évoluant dans des secteurs d’activité variés, ont choisi de créer un poste de secrétaire général. A la différence des grands groupes (voir encadré), dans lesquels cette fonction est relativement courante, la particularité de ces nominations repose sur le fait qu’elles intègrent dans leur périmètre la direction financière.
C’est par exemple le cas du groupe de communication dédié aux entreprises Makheia Group, de la société de gestion Amiral Gestion ainsi que du cabinet d’avocats Gide Loyrette Nouel. Une situation qui, pour certains spécialistes, tend à s’inscrire dans un mouvement plus large. «Tant dans l’industrie que dans les services, nous constatons depuis quelques années un mouvement d’élargissement de la fonction de directeur financier, témoigne Ariel Smadja, fondateur et dirigeant du cabinet Fuseo, spécialisé dans l’optimisation du fonctionnement des directions financières. De plus en plus, notre interlocuteur chez les clients n’est plus seulement directeur financier mais directeur général adjoint en charge des services support ou secrétaire général, avec un périmètre incluant la finance, les systèmes d’information, le juridique, les achats, les services généraux et même parfois les ressources humaines.»
L’apanage de sociétés en développement
De telles nominations interviennent le plus souvent dans des groupes en fort développement, en France et surtout à l’étranger, qui disposent ...