L’annonce par Amazon d’une remise en cause du télétravail a relancé le débat sur ce mode d’organisation du travail. Faut-il aller vers davantage de présentiel, voire retourner à une configuration d’avant crise sanitaire ? Si de nombreuses entreprises s’interrogent, les grandes banques françaises, dans lesquelles 85 % des salariés hors agences en bénéficient, n’envisagent pas de retour en arrière.
En septembre 2024, Amazon, le géant de l’e-commerce, annonçait à ses 300 000 salariés un retour 100 % en présentiel à partir du 2 janvier 2025, contre trois jours obligatoires par semaine jusqu’alors. Une information qui a relancé le débat autour d’une éventuelle fin du télétravail dans l’Hexagone. Certains grands patrons ont fait part de leur scepticisme quant aux vertus du travail à distance. C’est le cas notamment de Nicolas Hieronimus. A l’occasion du Forum économique de Davos, le CEO du groupe L’Oréal a fustigé le 100 % distanciel, arguant que les télétravailleurs n’avaient « absolument aucun attachement, aucune passion, aucune créativité ».
Les grands groupes bancaires pour leur part semblent exempts de ces questionnements. Toutes les banques françaises ont signé des accords d’entreprise, formalisant deux jours de travail à distance par semaine. Désormais, « la quasi-totalité des 350 000 salariés du secteur bancaire sont couverts par un accord sur le télétravail », explique la Fédération bancaire française (FBF), qui souligne que « la majorité de ces accords a été renégociée après la crise de la Covid et prévoient en moyenne deux jours de télétravail par semaine dans les fonctions hors agences. » C’est notamment le cas pour le groupe BPCE (10 jours par mois), La Banque Postale ou encore Société Générale. En juillet 2021, BNP Paribas signait son accord sur le télétravail en France. Celui-ci fixe une limite de 50 % de temps de travail hebdomadaire en télétravail. « Il y a...