Alors que beaucoup de Parisiens ont travaillé depuis la province pendant le confinement, ils y ont trouvé une qualité de vie qui pourrait inciter certains à quitter leur poste dans la capitale pour en occuper un autre en région. Cependant, au sein des directions financières, les offres sont rares et déjà très convoitées.
En finir avec le métro, le rythme parisien effréné, les petits espaces et partir vivre près de la mer, à la campagne ou à la montagne… De nombreux Franciliens en rêvent ! Et encore plus depuis le confinement.
Ce choix, certains directeurs financiers l’avaient fait bien avant la crise sanitaire actuelle. Projet professionnel motivant, projet de vie familial, opportunité inattendue… Les raisons de ces départs sont multiples. «En 2018, je venais de quitter mon poste de directrice financière régionale dans l’industrie, car la nouvelle organisation du groupe ne me correspondait plus, se remémore Julie Couston, responsable du contrôle de gestion au sein de Aserti Group, spécialisé dans la maintenance à Vannes. Je rêvais de quitter la région parisienne. J’ai donc cherché un travail en Bretagne, une région que j’apprécie particulièrement.» Pour Sonia Marec, co-fondatrice d’Octopus Gestion, une société spécialisée dans le service de DAF à temps partagé, c’est la perspective de rejoindre sa famille qui l’a guidée vers la région bordelaise en 2013. «Alors que j’étais directrice financière au sein de la société cotée Medtronic France et enceinte de sept mois, j’ai décidé de déménager sur le bassin d’Arcachon pour rejoindre mon compagnon.» Mais parfois, c’est le pur hasard qui permet à des directeurs financiers de quitter la capitale. «Il y a vingt ans, après avoir été directeur comptable du groupe Conforama, j’ai commencé à travailler pour des sociétés détenues par des fonds d’investissement, explique Jean Monin. Je ne cherchais pourtant pas du tout à quitter Paris à l’époque, mais cela m’a finalement conduit à travailler en Vendée, puis à Lille et à Marseille.»