Communiquer pour une entreprise cotée est un exercice plus délicat qu’il n’y paraît. De la rédaction au communiqué de presse aux rencontres avec les analystes et investisseurs, chaque étape doit être minutieusement préparée.
Le couperet est tombé le 3 mars dernier : la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé une amende de 1 million d’euros à l’encontre de la société Air-France-KLM et de 40 000 euros à l’encontre de son ancien directeur général, Pierre-Henri Gourgeon. La raison ? Un manquement d’information au public. Le groupe a en effet été sanctionné pour ne pas avoir communiqué «dès que possible» au marché l’information privilégiée selon laquelle l’objectif de résultat d’exploitation 2010-2011 ne serait pas atteint.
Cette sanction, après celle prise contre Faurecia en décembre dernier – 2 millions d’euros d’amende pour avoir «piloté», c’est-à-dire tenté d’influencer le consensus des analystes financiers en 2012 – vient rappeler aux entreprises cotées l’importance de respecter les principes généraux de communication financière. Les principales règles consistent en l’égalité d’information entre les investisseurs, la diffusion d’une information exacte, précise et sincère et l’obligation de communiquer au marché toute information susceptible d’avoir une influence sensible sur le cours de Bourse.
Inspirer la confiance des investisseurs
Outre l’aspect réglementaire, les directeurs financiers font également face à une autre contrainte. Il s’agit en effet pour eux d’attirer les investisseurs et de maîtriser leur communication, de manière à faire évoluer positivement le cours de Bourse. Le tout sans se départir d’une certaine prudence. «La communication est un outil de valorisation de l’entreprise et de...