Les bonus versés ce printemps au titre de l’exercice 2017 étaient nettement orientés à la hausse. Certains profils ont gagné jusqu’à 30 % de plus par rapport à l’année précédente. Une embellie conjoncturelle qui ne doit pas masquer le fait que l’évolution des packages de rémunération a été plutôt contenue ces dernières années en raison de la réglementation.
2017 a constitué une bonne année pour les bonus des collaborateurs des sociétés de gestion. Cette rémunération variable versée fin mars au titre de l’année précédente affiche en effet de belles progressions. «Dans les grandes sociétés de gestion, la hausse des bonus est comprise entre 5 et 10 %, indique Romain Boisnard, associé chez Tillerman. Cette croissance a été encore supérieure dans les sociétés de gestion de taille intermédiaire et chez les acteurs indépendants disposant de plus de latitude que les grands groupes pour offrir des packages de rémunérations variables élevés.»
Mais ces tendances cachent d’autres disparités importantes. La politique des sociétés de gestion en matière de bonus diverge en effet selon le type de poste occupé, la séniorité ou encore les expertises. «Les gérants séniors, les spécialistes recherchés notamment sur la dette privée ou les actifs réels, ou encore certains commerciaux très expérimentés ont vu leur bonus croître dans une fourchette comprise en 20 et 30 %», confirme Romain Boisnard. Il en va de même des gérants quantitatifs, notamment pour les spécialistes du smart beta ou encore des primes de risques alternatives. «Les bonus des ingénieurs financiers et des analystes évoluent sur les mêmes tendances que les gérants, mais à des niveaux plus faibles, soit une progression comprise entre 5 et 10 % cette année», ajoute Romain Boisnard. De leur côté, les fonctions supports sont moins avantagées. «Les collaborateurs qui interviennent dans des...