La structure de coopérative de l’enseigne d’opticiens Atol a une influence directe sur l’organisation de sa direction financière. Cette dernière déploie notamment des efforts spécifiques pour accompagner le développement du réseau des opticiens indépendants associés du groupe.
Rendu célèbre par ses publicités mettant en scène le chanteur Antoine, le groupe Atol est avant tout un réseau de 542 opticiens répartis sur l’ensemble du territoire français. Des professionnels qui ont généré l’année dernière un total de 390 millions d’euros de chiffre d’affaires, et qui s’occupent de façon indépendante de la gestion de leur magasin et de l’exploitation de leur fonds de commerce. Toutefois, leur activité serait impossible sans la structure centrale du groupe – composée des sociétés Atol SA et de sa filiale Atol Group – qui réalise le marketing pour l’ensemble du groupe, sert de centrale d’achat pour tous les opticiens auprès des fournisseurs externes, et produit les montures de ses marques propres avant de les livrer aux magasins. Si cette structure décentralisée (voir encadré) ressemble à s’y tromper à un réseau de franchisés, Atol prend toutefois une forme bien différente. En effet, il s’agit d’une coopérative de commerçants associés : chaque opticien de l’enseigne est actionnaire de la société Atol SA. Propriétaires de cette dernière, ils en sont également les clients : elle leur refacture les lunettes commandées au préalable auprès des fournisseurs, la livraison des mobiliers de magasins, d’imprimés publicitaires, etc. Cette organisation particulière a une influence directe sur la mission de la direction financière. «En effet, d’une part, nous devons nous occuper de la gestion de l’activité de l’entité centrale, qui doit être rentable, explique Alexandre Gaillard, directeur administratif et financier d’Atol. D’autre part, nous devons également attacher une attention particulière au développement de l’activité des opticiens associés.»