Rompue aux LBO, la direction financière d’Elis était suffisamment organisée pour gérer sans difficultés majeures l’introduction en Bourse de la société, réalisée en février dernier. Néanmoins, l’opération a élargi son champ d’action, en l’amenant notamment à créer un poste dédié aux relations investisseurs et à reconsidérer son approche de la gestion des risques.
Pour la direction financière d’Elis, 2015 aura constitué une année particulièrement active. D’abord, la société de blanchisserie industrielle (1,331 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2014) est sortie du giron du capital investissement pour s’introduire en bourse le 11 février dernier. Un nouveau changement d’univers pour ce groupe qui, fondé en 1883 par la famille Leducq, est resté sous le contrôle de la famille jusqu’en 1997, avant d’entrer dans le monde du private equity avec BC Partners, puis PAI Partners en 2002, et enfin Eurazeo à partir de 2007. Elis a ainsi réalisé une des plus grosses introductions en bourse de l’année, plaçant 854 millions d’euros sur les marchés boursiers. Quelques semaines plus tard, la société levait 800 millions d’euros sous la forme d’obligations pour se refinancer. Deux appels successifs aux marchés qui ont entraîné des implications importantes pour la fonction finance.«En effet, le fait d’être coté nous donne également de nouvelles responsabilités, notamment en termes de présentation de nos comptes et de communication financière, explique Louis Guyot, directeur administratif et financier d’Elis. Afin de répondre à ces nouvelles contraintes, nous avons renforcé l’organisation de la direction financière.»
Des créations de postes
Ainsi la composition de cette dernière a été modifiée. L’introduction en bourse a en effet généré un besoin de communication financière que la société n’avait jamais eu à gérer auparavant. «Jusqu’à présent, nos créanciers étaient peu...