Sous le double effet de sa scission avec NYSE et de sa cotation, Euronext a été amené à revoir complètement l’organisation de sa direction financière, tant sur le plan géographique que fonctionnel. Toujours en cours, cette évolution s’est jusqu’à présent traduite par un changement d’outils utilisés ainsi que par une refonte des reportings.
«C’est un véritable marathon auquel mes équipes et moi-même participons depuis près de deux ans. Et la course n’est pas finie !» Nommé directeur financier d’Euronext début 2014, Amaury Dauge vit, depuis lors, une période particulièrement chargée. Lors de son rachat de NYSE Euronext bouclé fin 2013, l’opérateur boursier américain Intercontinental Exchange (ICE) avait d’emblée annoncé son intention de se séparer de l’activité européenne du groupe. «Dans ce contexte, il a donc fallu “détourer” l’entité, c’est-à-dire reconstituer un nouveau périmètre pour Euronext, explique Amaury Dauge. Une fois les contours dessinés, nous avons ensuite dû retraiter les comptes de NYSE Euronext, afin de disposer des états financiers recréés du nouvel Euronext pour les trois exercices précédents. Cette tâche a été extrêmement complexe.» Cette condition était toutefois nécessaire pour préparer… l’introduction en bourse de la société, réalisée quelques mois plus tard, en juin 2014. «Peu de groupes ont été amenés à piloter deux dossiers de cette envergure de front, sur une période aussi courte», insiste Amaury Dauge.
Des départements financiers basés aux Etats-Unis
Après ce sprint, qui a mobilisé pleinement les équipes financières durant huit mois, ces dernières n’ont pas eu l’occasion de souffler. Il faut dire que la séparation des deux opérateurs boursiers impliquait de repenser en grande partie le fonctionnement de la fonction finance. D’abord, Euronext et NYSE partageaient notamment des solutions informatiques communes, à l’instar du système...