Le poids de la réglementation en matière d’informations extra-financières pesant de plus en plus sur les entreprises, celles-ci devraient de plus en plus faire appel à des auditeurs capables de vérifi er ces données, d’autant que les investisseurs accordent une importance croissante à ces informations. Un profil difficile à trouver sur le marché aujourd’hui
Alors que les questions de la responsabilité sociale et environnementale (RSE) occupent une place croissante dans les entreprises, un nouveau métier est appelé à se développer : celui d’auditeur RSE. «Après les Big Four et les agences de notations spécialisées, quelques grands groupes cherchent également à recruter ces experts, souligne Loïc Saluden, senior consultant chez Hudson. Nous sommes actuellement aux prémices de cette activité, mais il s’agit d’un métier qui va prendre de plus en plus d’importance dans les prochaines années.» En effet, la réglementation impose désormais aux entreprises de publier des données relatives à leur politique environnementale, sociale et sociétale dans leur reporting de gestion.
«Les nouvelles obligations de reporting RSE, induite par la réglementation qui est parue, aura pour conséquence une fiabilisation des données publiées, explique Delphine Pernot, consultante senior RSE chez Deloitte. La vérification des données RSE, qui devient obligatoire pour les entreprises ciblées dans la loi Grenelle II, permet de s’assurer de cette fiabilité.»En outre, les investisseurs sont également de plus en plus regardants sur ces informations. Les enjeux RSE peuvent en effet générer des risques d’atteinte à l’image de l’entreprise mais également avoir un impact financier important à moyen terme. Ainsi, les sociétés sont désormais plus vigilantes sur ces reportings qui peuvent attirer ou au contraire décourager un investisseur potentiel.
Une mission complexe
Dans ce contexte...