Désormais davantage rattachés à la direction générale, les risk managers se rapprochent du cœur décisionnel. Un phénomène qui va de pair avec un élargissement de leur champ de compétences.
Métier encore peu connu il y a une vingtaine d’années, la gestion des risques (risk management) est de plus en plus considérée par les directions générales des entreprises. Selon le baromètre Amrae (Association pour le management des risques et des assurances des entreprises) réalisé en partenariat avec PwC, 36 % des risk managers sont rattachés à la direction générale en 2015, contre 18 % en 2013. «Il y a quelques années, les risk managers étaient le plus souvent sous l’autorité de la direction financière ou juridique, note François Malan, vice-président de l’Amrae.Leur supervision par la direction générale est désormais un signe de reconnaissance de la fonction du risk manager.» Cela leur permet d’avoir plus facilement accès à l’information et de participer directement à la stratégie de l’entreprise. «Alors que nous dépendions précédemment de la direction financière, notre département a été rattaché à la direction générale du groupe il y a quelques mois, confirme Christine Gfeller, directeur des risques au sein de la société Arc International, spécialisée dans l’art de la table (847,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014). Ce changement a permis d’accélérer la prise de décision.»
Vers plus de polyvalence
Une évolution rendue nécessaire par l’accroissement de la réglementation.
«Depuis 10 ans que je travaille chez Arkema, notre équipe gère de plus en plus de risques, témoigne Michel Blanc, directeur assurances au sein de la société Arkema appartenant au secteur de la chimie de spécialités (7,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014). Les nouvelles...