L’essor de la blockchain entraîne par corollaire l’apparition de nouveaux métiers et l’émergence de nouvelles compétences, dans des domaines aussi variés que l’informatique, le droit ou la finance. Du fait de leur rareté, ces profils sont aujourd’hui particulièrement bien rémunérés.
Les spécialistes ont coutume de dire que l’invention des protocoles blockchain constitue la révolution technologique la plus importante depuis la création d’Internet. Loin d’être uniquement technique, ce bouleversement est aussi professionnel. «En même temps que l’essor des registres distribués, autre nom des blockchains, de nouveaux métiers et compétences sont apparus et continuent d’apparaître, dans les sciences informatiques, bien sûr, mais également dans des champs beaucoup plus traditionnels tels que l’économie, la finance, la comptabilité ou le droit», indique Stanislas Barthélémi, consultant chez Blockchain Partner France.
Si ces nouvelles professions ne peuvent être dénombrées avec précision, notamment parce que l’écosystème Blockchain, encore peu mature, ne cesse de se transformer, elles peuvent être classées sommairement en deux catégories : technique et support. «La première se rapporte à la programmation, au développement et à la conception architecturale et applicative des blockchains, disciplines qui requièrent un ensemble de compétences scientifiques très hétérogènes et pointues, car les protocoles blockchain sont régis par une multitude de langages informatiques différents, précise Pauline Adam-Kalfon, associée blockchain et services financiers chez PwC. De plus, une blockchain publique, dont le code est disponible en open source, c’est-à-dire en libre accès, n’aura pas le même fonctionnement qu’une blockchain privée, réseau fermé constitué d’un nombre limité de membres, ce qui ajoute encore à la diversité des compétences techniques inhérentes à cet environnement technologique.»