Afin de répondre à une demande croissante et de plus en plus complexe, les family offices cherchent à renforcer leur expertise. Un besoin qui se traduit par une vague de recrutements et qui profite principalement à des profils expérimentés.
Un «métier d’avenir». C’est en ces termes que l’Association française du family office (AFFO) qualifiait dans une communication récente la profession de family officer. Il est vrai que cette dernière, encore méconnue au début du siècle, a su au fil des années se rendre indispensable auprès d’un nombre croissant de familles au patrimoine important. «Nous constatons d’ailleurs une meilleure compréhension et une meilleure identification des valeurs ajoutées apportées par les family offices, explique Christophe Achard, président du multi-family office Intuitae et administrateur de l’AFFO. Pour preuve, nous sommes de plus en plus interrogés dans le cadre d’appels d’offres.»
Cette tendance résulte d’une conjonction de facteurs. «Les entreprises se développent et se vendent actuellement de plus en plus vite, gonflant ainsi les patrimoines familiaux, observe Jean-Marie Paluel Marmont, président de l’AFFO. En outre, nous assistons à une multiplication des transmissions d’entreprises familiales et constatons une forte volonté de pérenniser cet actif. Des démarches dans lesquelles les family offices ont pour vocation de les accompagner.» Le métier de family officer est en effet consubstantiel à une entreprise familiale confrontée d’une part à la gestion de son patrimoine et, d’autre part, à des enjeux de gouvernance. «L’entrepreneur a alors besoin d’un chef d’orchestre qui ait une vision globale et transgénérationnelle du patrimoine de la famille, ajoute Jean-Marie Paluel Marmont. A cet...